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Alfonse Layaz et Catherine Monney
Vernissage le vendredi 8 octobre 2010 à 18h30. Présentation par Daniel Fazan et Frédéric Leuba. Animation par Michel Sapin
Finissage le 6 novembre 2010 de 15h00 à 18h00.
Alfonse Layaz Un jour, Picasso, dans le dessein de se mettre au niveau de sa progéniture, cherche au fond de lui-même son âme d’enfant. Il n’y trouve qu’une maestria proche de celle des grands maîtres de la Renaissance italienne. Il aurait pu s’exclamer : la virtuosité ne sert que celui qui s’en sert mais dessert l’expression artistique.
L’artiste aujourd’hui, en écartant la profusion des images - c’est une foule où tout le monde parle en même temps - en tordant le cou à la grandiloquence, ne pourrait-il pas reconquérir un rôle supposé de chaman comme à l’époque du magdalénien, ou celui de passeur comme chez les Etrusques ou dans la civilisation du Fayoum.
L’art comme une nécessité dans le faisceau des activités humaines, comme l’une des activité envisageable.
La peinture, une petite musique qu’il faut aller chercher dans les valeurs ( i valori ) des natures mortes chères à Morandi, sur le visage d’une femme de Giotto ou de Piero della Francesca où se reflète la beauté, c’est-à-dire la tragédie du monde. A.L.



Catherine Monney-Singy et l’atelier de la femme sauvage On aurait pu l’appeler la femme aux yeux fermés. Comme pour mieux se voir. Ou pouvoir s’écouter…
Quand elle crée, Catherine Monney sait que ce qui passe par elle ne lui appartient pas. Elle danse, se met en contact avec son monde du dedans, se rappelle à la lignée des hommes et des femmes qui depuis des millénaires parcourent l’aventure de la Vie sur la Terre. Sa danse la relie à cet astreplanète accroché à l’infini de l’univers. Elle, femme sauvage, elle danse. Elle ferme les yeux, entrant en contact avec ce flux intérieur jaillissant des profondeurs. Elle se laisse faire, accompagnant de son geste créateur des élans imperceptibles cherchant place dans la matière. Elle laisse faire.



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